vendredi 29 février 2008

La langue Québécoise

Un petit coup de main pour que nos cousins français nous comprennent quand nous serons de passage en France; que des expressions que Nico et moi utilisons maintenant tous les jours, même entre nous, pour certaines d'entre elles. J'en oublie sûrement, mais vous les trouverez bien vous-même!

C'est cool, c'est super = c'est l'fun
Un ami = un Chum
Mon petit ami = mon Chum
Ma petite amie = ma blonde
As-tu = t'as tu (t'as-tu vu ça?)
Ca va, c'est ok, voilà = c'est correct
"Confusant", troublant = mélant
En ce moment = présentement
Fermer = barrer (à l'escalade, on barre son mousqueton)
Ca demande... (ça demande un effort) = ça prend
Une bande de copain = une gang, la gang

Et quelques mots pour sourire, mais ceux là on ne les as pas encore bien assimilés...
Les chaussettes = les bas
Froid = frette

PS: Ne vous étonnez pas si on tutoie tout le monde et on dis "lô" (équivalent du "là" Normand) à la fin des phrases.

jeudi 28 février 2008

26 Février - 4ème tempête de neige à Montréal

Et ça continue, la valse des déneigeuses en tout genre a repris son cours depuis deux jours... La neige a cessé aujourd'hui, mais il paraît que la tempête va reprendre ce week-end; espérons que ça ne retardera pas trop notre avion!

mardi 26 février 2008

Le bain de neige - on en avait révé, les Québecquois l'ont fait!

Chacun d'entre vous a probablement déjà entendu parler du "Banya" russe, cette tradition d'Europe de l'est qui prone le "bain gelé", par moins de zéro degrés, après un passage dans le sauna. Ici, la tradition n'est pas tout à fait la même; on ne se baigne pas dans l'eau gelée, mais... Dans la neige! Ce coup-ci, ça ne se passe pas à Québec, mais bien à Montréal, qui fête en ce moment son festival d'hiver "Montréal en lumières", où nous sommes allés faire un tour le week-end dernier... Le bain de neige dure 15mn, en équipes, avec photo finale en compagnie du "bonhomme" carnaval, descendu de Québec spécialement pour l'occasion!

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lundi 25 février 2008

Les merveilles de la nature en Capitale-Nationale

Capitale-Nationale, c'est la région administrative qui entoure la ville de Québec. Profitant de notre petit tour par là bas le week-end du 16 février, nous avons pu en entrevoir quelques merveilles plus ou moins touristiques.

Dans la famille "touristique", nous avons visité le site - incroyable - des chutes de Montmorency.


Avec leurs 83 mètres de haut, elles s'élèvent plus haut que les chutes du Niagara. En hiver, elle sont partiellement gelées.

L'eau se fraye un passage à travers les glaces à grands coups de vagues étincelantes...

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La vapeur se transforme en un immense "pain de sucre" en glace en bas des chutes, pour le plus grand plaisir des touristes et des grimpeurs; du haut du pain de sucre, on est vide trempés!

Et quand on le descend, les fesses le sentent passer!

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D'ailleurs, quand on descend les escaliers pleins de neige et de glace sur une hauteur de 83 mètres, là aussi on a mal au ...

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Autre merveille de la région, cette fois-ci dans la catégorie "non touristique", Lanoraie, sur la route 40 entre Montréal et Québec; une des villes si petites qu'elle n'a pas encore de page wikipedia! Et pourtant, c'est là que se niche la réserve écologique Tourbières-de-Lanoraie! Nous ne sommes pas allé jusqu'à la visiter, mais nous avons fait un petit tour dans le village et déjeuné d'un sandwitch au bord du Saint Laurent... Qui, ici, n'était pas gelé!

Quelques jolies photos de Lanoraies

Clin d'oeil de la nature, nous avons la chance de croiser la route d'un "aigle" dit "pygargue à tête blanche" (en fait ce n'est pas un véritable aigle, mais un pygargue...); là, juste au-dessus de nos têtes, l'oiseau magesteux, symbole des Etats-Unis, fait une pause de quelques minutes en haut d'un pin, avant de s'envoler vers l'autre rive du Saint-Laurent, franchement ennuyé par les corneilles qui essayent de le déloger - avec bien peu de succès, vu leur différence de taille: l'aigle fait presque 1 mètre d'envergure!

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mercredi 20 février 2008

Le Carnaval de Québec - 400 ans!

Comme chaque année depuis 1894, la ville de Québec fêtait le week-end dernier son carnaval; et cette anné, la ville fêtait aussi ses 400 ans! Comme pas mal de Québecquois, nous en avons profité pour faire un tour dans cette jolie ville et nous plonger avec ferveur dans des activités de plein air hallucinantes par moins 20 degrés - un petit aperçu!

Devant le chateau de Frontenac, un petit tour de luge... Pente à 40 degrés, "rails" en glace, 20 secondes de descente; ça fait des sensations!

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Dans les "plaines d'Abraham", entre la vieille ville et le Saint Laurent, une petite descente en chambres à air!


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Sur le parcours de neige dessiné dans les plaines, des formes monumentales sortent de terre: c'est le concours international de sculpture sur neige

Un peu plus loin, après avoir tant souffert du froid (il fait toujours moins 20 degrés), quelques uns profitent du spa... En extérieur!

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Pendant ce temps-là, d'autres se réchauffent avec des matchs de "mini-hockey"

De notre côté, très peu pour nous pour le spa et le hockey, nous préférons aller profiter de la techno au Palais de Glace

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Après toutes ces émotions, une petite soupe aux ingrédients bizarres servie dans un gobelet en polystyrène, dans une grande tente "Métro" aux échos de piscine municipale et aux odeurs d'alcool; au moins, ça réchauffe! Et puis les gens sont sympa, on rigole bien :-)

Fin de soirée mémorable sur la "Grande Allée", les Champs Elysées de Québec, où nous regardons une partie du défilé en nous réchauffant à coup de gorgées de bières, dont la mousse gèle dans les verres et forme de petits glaçons qui fondent sur la langue!

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Heureusement, la rue est pleine de restaurants... où il fait "bon chaud" comme disent les Suisses!


lundi 18 février 2008

Week-end à Québec

Petit week-end à Québec samedi et dimanche dernier... Quelques belles photos prises samedi de la seule ville fortifiée d'Amérique du Nord.

Le chateau de Frontenac sous le soleil glacé à notre arrivée samedi en fin d'après-midi: il faisait moins 20 degrés!


Le chateau n'est autre qu'un... hôtel... créé en 1893!

Le centre-ville, quelques petites ruelles

Le Saint-Laurent, vu de l'Esplanade du chateau de Frontenac

L'esplanade pleine de monde... en vidéo. Le bruit de trompe au beau milieu de la vidéo sort d'un genre de trompette en plastique dans laquelle un des millers de carnavalais de Québec souffle; sans trop d'entrain!

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A la sortie de la ville, la branche nord du Saint Laurent est entièrement gelée... Un véritable désert de glace. Quelques fans y pratiquent le kitesurf

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vendredi 15 février 2008

De passage en France!


Nous serons de passage en France du 2 mars au 19 mars. Je me rendrai à Nantes le 12 mars pour participer à une journée d'intervention dans mon ancien Master, et à Rennes le 14 mars pour le forum de l'emploi de Sciences Po.

En file indienne

Conséquence inattendue de la neige, lorsque nous traversons le quartier du Plateau pour aller au bureau ou en revenir, nous sommes obligés de marcher en file indienne. Les trottoirs ne sont pas larges, et la zone déneigée ne dépasse pas 30cm de large si les "mini-déneigeuses "ne sont pas encore passées. Autour, la neige s'amasse en gros tas, accumulant une couche de poudreuse, les éclaboussures de neige des passants et les pelletés jetés par les gens qui déneigent devant chez eux. Du coup, impossible d'y marcher sans être épuisé au bout de 10mn. C'est marrant de marcher en file indienne, mais ça complique les choses pour papoter.

jeudi 14 février 2008

Quelques bons moments

Galette des rois, début janvier


Juliette et Chocolat sur l'avenue Laurier, fin janvier

Chandeleur chez Fabrice, début février

mercredi 13 février 2008

Bain de soleil solitaire au crépuscule

dimanche 10 février 2008

Des oiseaux qui chantent: déjà le printemps?

En début de semaine dernière, je marchais seule dans les rues du Plateau du Mont-Royal, en direction du bureau, lorsque j'ai entendu des oiseaux piailler. Il y a encore quelques mois, je n'aurais même pas réalisé. Mais là... Après 2 mois et demi de neige, une nature figée sous la glace qui va même jusqu'à cacher ses écureuils, ces piaillement ont sonné à mes oreilles de primate déprimée comme un glas salvateur: le printemps, déjà? Je pensais pourtant qu'il restait encore deux mois!

Je me suis arrêtée, retournée, et j'ai observé. Là, sous le moteur d'une voiture, sur un petit tas de neige, trois petits oiseaux noirs claquaient du bec et sautillaient en battant frénétiquement des aîles; une vraie danse de séduction... Autour du tas de neige, quelques feuilles mortes gelées par les grands froids venaient d'être délivrées. Le ciel bleu et le soleil un peu plus chaud que les habituels matins d'hiver donnaient au tout un véritable goût de printemps, et je me suis surprise à sentir mon coeur battre plus fort. Enfin du soleil, enfin de la chaleur! Après tout, maman me dit bien que le printemps est en train de poindre le bout de son nez à Paris!

Ces derniers jours m'ont détrompée. Pourtant, après les 48h de neige de ce week-end, le temps s'est enfin calmé en fin d'après-midi. Malgré mon angine, j'ai mis le nez dehors pour aller pelleter et faire un chemin à Chipie. Et là, je les ai entendus à nouveau. Deux merles, perchés là haut, dans un arbre, juste au-dessus du jardin; et des petits cri d'oisillons. Alors quoi, est-ce le printemps après tout?

Et bien non. J'apprends ce soir, tandis que le vent soulève la neige du jardin en grandes brassées de flocons flous qui effacent d'un coup de pinceau les trainées rougeatres du coucher du soleil, que ce n'est pas le printemps. Depuis les années 1990 déjà, les merles nidifient plus tôt dans les villes, parfois dès le mois de Décembre, 3 mois avant le printemps! Réchauffement planétaire, dangers plus nombreux qui les incitent à faire plus de petits, lumière des lampadaires qui déclenchent plus tôt l'ovulation des femelles, beaucoup de choses y contribuent.... Mais certainement pas le printemps, qui n'arrivera pas ici avant la date dite du 21 mars.. Si on a de la chance!

Coincés

Grosse angine pour moi, grippe pour Nicolas; le froid aura fini par nous atteindre. Alors que nous nous remettons doucement, la neige tombe inlassablement en gros flocons depuis presque presque 48 heures. 48 heures de blanc, 48h d'humide, 48h de vent, 48h sans sortir de chez nous... Le chemin que j'avais creusé dans le jardin pour que Chipie puisse aller faire ses griffes sur l'abre du fond est presque entièrement recouvert... Il y a des jours comme ça où on en a vraiment marre de la neige.

samedi 9 février 2008

"Est-ce qu'il neige encore"?

Thomas me posait cette question il y a déjà deux semaines... Réponse, "oui", il neige encore... Et on en a encore pour deux mois, parait-il!

Après les deux tempêtes de neige du 3 décembre et du 16 et 17 décembre (rappelez-vous "Tempête de neige" et "Après la Tempête"), dont la deuxième a été particulièrement violente, avec des éclairs en prime (je ne savais même pas qu'un orage de neige pouvait exister!), le début du mois de janvier a été marqué par un redoux étonnant (réchauffement planétaire oblige!), avec des températures montant jusqu'à 8 degrés, alors qu'elles ne dépassent en principe pas les zéros degrés jusqu'à la fin du mois de mars!

Le 16 décembre, notre boss court sous la tempête devant le bureau

La vue depuis la fenêtre du bureau

Il y a encore des téméraires qui s'aventurent dehors... Toujours la vue depuis la fenêtre du bureau

Devant la porte du bureau, la route commence à devenir franchement impratiquable

L'escalier de l'immeuble du bureau est bientôt complètement recouvert

La neige atteind le haut des poubelles, d'environ 1 mètre de haut

Résultat de la remontée de température de début janvier, fonte des neiges et tempêtes de vent et de pluie, avec le contenu des poubelles de recyclage (qui sont disposées toutes les semaines dans la rue dans des bacs ouverts au grand vent) qui vole en tous sens; attention à la tête, une boite de conserve a vite fait de vous abîmer la tempe.

Le 4 janvier, désespérée de voir Chipie se morfondre à l'intérieur, je prends mon courage à deux mains pour aller pelleter le mètre de neige qui recouvre le jardin

La température est remontée à presque zéro degrés, il fait assez chaud pour faire du "sport" en T-shirt

Pas de bol, quelques jours plus tard, la nature rend mon travail un peu inutile: il fait 8 degrés au mois de janvier, du jamais vu à Montréal, toute la neige a fondu, que ce soit dans la rue...

... ou dans le parc La Fontaine, où les flaques d'eau recouvrant le verglas forment des véritables patinoires; de quoi se casser le cou, même avec de bons crampons! Rappelez-vous, on nous en avait parlé, de ces fameuses remontés de température qui créent des plaques de verglas si dangereuses!

Le soir, dans le quartier du Plateau, près du bureau, les poubelles "à recycler" sont prêtes à être ramasser dans leurs bacs à ciel ouvert...

... Mais le vent a vite fait de saccager le paysage! Il envoie même les sacs plastiques jusqu'en haut des arbres (cliquez sur la photo pour avoir un zoom, ça vaut le coup d'oeil)

Un sacré spectacle et un drôle d'effet que cette soudaine remontée à 8 degrés mi-janvier, alors que les températures au Mont-Tremblant, le 1er et 2 janvier, étaient plutôt aux alentours de moins 20 à moins 30 (moins 20 en haut des pistes, vous essayerez, c'est "mortel"; c'est le cas de le dire!).

Quelques jours plus tard, pourtant, la nature reprend son rythme habituel. De 8 degrés au dessus de zéro, nous passons de nouveau à moins 15 début février. Entre-temps, il a reneigé. Le 31 janvier et 1er février, c'est la troisième tempête de neige de la saison, juste au moment (comme d'habitude!) où notre boss prend son avion pour venir nous voir de Floride.

Quelques jours plus tard, le 6 février, le soleil revient. De nouveau, il fait beau et froid, et la neige scintille et craque sous les pieds, c'est le temps que je préfère, un vrai bonheur!

6 février, moins 15 degrés. Après la 3ème tempête, la neige est revenue au parc La Fontaine

On discute avec Nico, et on réalise soudain que l'on sait maintenant instinctivement dire quelle température il fait selon le bruit que fait la neige sous nos pieds.

Quand elle ait "floc", c'est qu'elle fond, il fait au-dessus de zéro. Il pleut souvent à cette température, ce n'est pas très agréable.

Quand elle fait "sluch", c'est qu'elle devient pateuse comme de la boue, il fait environ zéro degrés. Souvent, il neige à ce moment là. Par terre, la neige ressemble alors assez à de la cassonade, avec ses teintes marrons dues à la pollution.

Quand elle fait "frot", c'est qu'il fait entre zéro et moins 10 et qu'il a neigé il y a peu de temps. La neige est poudreuse, elle donne envie de jouer. Ca peut être agréable quand le ciel est bleu, mais il est souvent plus gris que bleu à ces températures. Les nuages de neige ne sont pas loins.

Quand elle fait "schlirk", c'est qu'il fait entre moins 10 et moins 15. La neige commence à durcir, on ne s'enfonce plus, même quand on marche sur un tapis de plusieurs centimètres de profondeur. Le soleil est souvent au rendez-vous, le ciel d'un bleu éclatant, le pied.

Quand elle fait "kling", enfin, c'est qu'il fait moins de moins 15. La neige est tranchante comme de la glace; gare au verglas!... Et au froid! C'est le moment de sortir les collants, de mettre les mouffles plutôt que les gants, et de se couvrir les oreilles, sous peine de tomber malade bien vite, surtout quand il y a du vent.

Un petit aperçu de la neige qui fait "kling"; la température est descendue tellement vite qu'on voit encore les traces de pas des passants de la veille, quand la neige faisait "sluch"... On peut marcher dessus, les traces ne se déforment pas: elles sont figées dans la glace comme des sculptures.

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Dans le Nord des Etats-Unis et dans les grandes plaines du Canada, pendant ce temps-là, des chutes de températures mortelles de zéro à moins 30 degrés celsius ont été enregistrées en moins de 24h autour du 30 janvier.

jeudi 7 février 2008

Du Lait au robinet... Vive le plomb!

Le site de l'agence de la santé et des Services Sociaux de Montréal nous aura prévenus : "Les données recueillies en 2005-2006 ont montré que l'eau du robinet de la très grande majorité des résidences de l'île de Montréal respecte la nouvelle norme québécoise de 10 microgrammes par litre (10 µg/L) 1 de plomb dans l'eau potable. Cependant, dans certaines résidences de moins de 8 logements construites avant 1970 et reliées au réseau d'aqueduc municipal par un raccordement en plomb, l'eau du robinet peut dépasser la norme de 10 µg/L tout en respectant l'ancienne norme de 50 µg/L."

Pas étonnant, alors, que l'eau qui sort du robinet du bureau ait plutôt l'air d'être du lait...

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Alors même si le site précédemment cité s'empresse d'ajouter que "la Direction de santé publique de Montréal considère que le risque à la santé des résidants de ces maisons est faible et limité aux femmes enceintes (pour l'enfant à naître) et aux enfants de moins de 6 ans", on ne peut pas s'empécher de dire... Vive la carafe Brita, qui élimine 90% du plomb contenu dans l'eau!
Et non, ce n'est pas pour leur faire de la pub...

Pour "le fun", quelques informations sur les effets dévastateurs du plomb sur la santé humaine, ici.

Migouech, Kapiteotech

La dernière étape de notre séjour au Mont-Tremblant fut sans doute la plus inoubliable. Nous n'étions (malheureusement) plus que 4, Nicolas, papa, maman et moi; Thomas, Rachel et ses parents nous ayant quitté le 29 décembre pour rentrer dans leurs "chaumières" respectives.

Un matin, lors du petit déjeuner à l'Achillée Millefeuille", Nicolas parlait à Claude, notre hôte, des Amérindiens. De sa fascination pour ce peuple qui avait si bien su s'adapter, pendant des millénaires, à la terre et à la nature. Une vie en petite communautés, évoluant au rythme des saisons et vivant dans le respect du règne animal et végétal.


Claude et Monique nous proposèrent alors de rencontrer un ex-grand chef Algonquin de Abitini, de père Algonquin et de mère Cri: "Kapiteotech", "l'enfant qu'on entend de loin", aussi appelé "Dominique Ranquin" par les caucasien, ou encore
T8aminik.

Il y a quelques années déjà, désireux de faire (re)connaitre la culture de son peuple, de conter au monde son histoire, T8aminik créait le centre ethno-culturel KANATHA-AKI, "Gardien de la Terre sans frontière", situé au coeur des Laurentides, à St-Donat, dans la commune de Val-des-Lacs.

Perdu au milieu du domaine des Etangs Tremblant, sur un site protégé, entre autres, par le français Stéphane Denis, grand défenseur de la race des bisons "Athabascae", le centre KANATHA-AKI propose aux visiteurs un véritable voyage dans le temps au pays des Améridiens.

Dans une cabane de bois à la température très élevée, autour d'instruments mystérieux, sous les auspices des drapeaux indiquant les quatre points cardinaux, nous écoutons cet ex-grand chef nous conter son histoire, ses 12 ans de vie dans la forêt, où il tua son ours, sa rencontre avec les "blancs" qui l'emmèneront de force à l'école religieuse, son "baptême" où on le renomme "Dominique Ranquin", sous l'égide d'un parrain blanc.

Pris d'une sorte de transe, nous écoutons avec bonheur le récit des femmes Algonquines qui allaient "faire leur médecine", chaque mois, dans leur tente. Le récit des hommes Algonquins qui se "réfugiaient" dans la tente de suddation pour chasser les mauvais esprit. L'histoire des tipis et des paniers, que les femmes confectionnaient "en autant de temps qu'il en faudrait".

Puis vient le chant, l'au-revoir. Le temps des contes prend fin au son du tam-tam, cet instrument quasi magique que chaque Améridien crée à sa propre image.

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La pèche à la blanche, la dégustation des truites, la découverte des tipis, la visite des bisons, la balade en raquette dans la forêt, ne prennent de sens que par la voix de cet homme qui a sû y mettre une âme. De simple touristes, il nous prend soudain l'impression d'être simplement des hommes. Migouech, Kapiteotech.

Pèche "à la blanche" sur le lac gelé avec Daniel


Dégustation des truites cuites par Stéphane... Malheureusement elles ne proviennent pas de notre pèche, mais de celle des touristes de la veille!

Un petit tour dans le parc jusqu'à la tombée du jour

dimanche 3 février 2008

31 décembre à "La Savoie"

Cette année, le 31 décembre aura été enneigé... Heureusement, un petit restaurant sis dans une des plus vieilles cabanes de bois du Mont-Tremblant nous a accueilli, bien au chaud autour du poêlon, pour une raclette et une fondue à "La Savoie". Comme quoi, le Mont-Tremblant ce n'est pas qu'une station de ski c'est aussi une ville chargée d'histoire!